Auteur/autrice : admin4461

  • L’invalidation du Privacy Shield, le petit caillou qui dérange les programmes de surveillance

    Surveillance et reconnaissance par IA

    La nouvelle est tombée par un arrêt majeur de la Cour de justice de l’Union européenne (CJUE) du 16 juillet 2020 dans l’affaire dite « Schrems II » : la CJUE invalide la décision de la Commission européenne relative au Privacy Shield, cinq ans après l’invalidation du Safe Harbor.

    1. L’invalidation du Privacy Shield

    L’invalidation du Privacy Shield ne repose pas sur un décalage entre les pratiques de protection de l’industrie européenne de la donnée et celles de ses concurrents (et en particulier celles des géants du numérique), mais sur les pratiques du gouvernement des États-Unis et, notamment, sur sa politique de surveillance généralisée et ses incidences sur la protection des données personnelles des citoyens européens.

    La CJUE énonce clairement que la décision instaurant le Privacy Shield, à l’instar de la décision relative au Safe Harbor, consacre « la primauté des exigences relatives à la sécurité nationale, à l’intérêt public et au respect de la législation américaine », ce qui constitue un risque pour les droits fondamentaux des personnes dont les données sont transférées vers les États-Unis.

    La Cour invalide donc cette décision en précisant que l’existence de programmes de surveillance empêche les entreprises américaines de respecter la réglementation européenne. Elle reconnaît ainsi l’existence de ces programmes, relevant de la sécurité nationale, et analyse leurs fondements (l’article 702 FISA et l’Executive Order 12333 qui encadrent les programmes PRISM et UPSTREAM) pour en déduire qu’ils n’offrent pas « les limitations et les garanties nécessaires » ni « une protection juridictionnelle effective » contre de telles ingérences.

    Au final, c’est l’opacité et le caractère arbitraire et massif de ces programmes qui est sanctionné par la Cour au travers de l’argument d’absence de proportionnalité. La Cour rappelle que les autorités européennes sont « tenues de s’acquitter de [leur] responsabilité de veiller à ce que le RGPD soit pleinement appliqué avec toute la diligence requise ».

    Cet arrêt marque un « changement fondamental » et ouvre la réflexion sur l’ensemble des transferts de données vers les pays tiers, en particulier les fameux Five Eyes. Au-delà, la CJUE consacre la portée extraterritoriale du RGPD et impose aux programmes de surveillance de prévoir des voies de recours effectives pour les citoyens européens.

    2. Quels impacts sur la conformité ?

    La décision a invalidé le Privacy Shield mais pas la décision relative aux clauses contractuelles types de la Commission européenne. Il est donc toujours possible de fonder un transfert de données sur ces clauses ; toutefois, la Cour précise qu’elles doivent présenter un haut niveau de garantie. Il est par conséquent nécessaire :

    • pour l’ensemble des acteurs qui se fondaient sur le Privacy Shield pour des transferts internationaux de données, d’inclure ces clauses contractuelles types ou des instruments équivalents (codes de conduite approuvés, règles d’entreprise contraignantes) ;
    • pour les responsables de traitement utilisant les produits ou services d’entreprises américaines (notamment des GAFA), de vérifier que ces entreprises ont substitué au Privacy Shield un autre instrument valable et effectif et, à défaut, d’envisager le changement de leurs fournisseurs défaillants.

    Article rédigé par Valentin Schabelman & Frédéric Duflot — Examin.

  • Compliance, Covid et questionnaire médical

    Questionnaire médical en entreprise

    De nombreux salariés en télétravail sont frileux à l’idée de retourner sur leurs lieux de travail, et de nombreux employeurs se demandent comment assurer ce retour dans les meilleures conditions et rassurer les employés quant à la maîtrise du risque de contamination par leurs collègues.

    Dans un communiqué en date du 7 mai 2020, la CNIL précisait aux employeurs les données qu’ils pouvaient collecter auprès de leurs salariés en respectant leur vie privée : date, nom, prénom, contamination ou suspicion de contamination. Les employeurs devaient également mettre en place des canaux dédiés et sécurisés. Plusieurs entreprises ont ainsi élaboré des questionnaires plus ou moins complexes pour savoir si certains de leurs salariés présentaient des risques, dans le but légitime d’adapter leur organisation du travail à la période post-Covid.

    Les employeurs peuvent utiliser des questionnaires, mais seul le personnel de santé compétent est en mesure d’avoir accès aux données des salariés contenant des informations relatives à leur état de santé, leur situation familiale, leurs conditions de vie ou leurs éventuels déplacements.

    La CNIL précisait « qu’il en va de même pour les tests médicaux, sérologiques ou de dépistage du COVID-19, dont les résultats sont soumis au secret médical : l’employeur ne pourra recevoir que l’éventuel avis d’aptitude ou d’inaptitude à reprendre le travail émis par le professionnel de santé. Il ne pourra alors traiter que cette seule information, sans autre précision relative à l’état de santé de l’employé, d’une façon analogue au traitement des arrêts de maladie qui n’indiquent pas la pathologie dont l’employé est atteint ».

    Par conséquent, les employeurs ont deux options :

    • soit ils ne collectent que la date, le nom, le prénom du salarié et les données relatives à une éventuelle contamination ou suspicion de contamination ;
    • soit ils communiquent un questionnaire plus poussé avec collecte de données de santé. Dans cette hypothèse, seule la médecine du travail peut traiter les données collectées et ne remonter aux managers que les seules données d’aptitude ou d’inaptitude à reprendre le travail.

    En tout état de cause, la médecine du travail est le point focal du traitement de l’information médicale en entreprise : il ne peut s’agir du service des ressources humaines ou du manager de proximité. Elle pourra, si un ou plusieurs cas sont avérés, mener des actions complémentaires pour éviter la propagation de la maladie et protéger les salariés (identifier les contacts potentiels, procéder à un nettoyage, etc.).

    Il s’agit, comme dans tout programme de conformité (en l’occurrence sanitaire), de choisir les services les plus adaptés pour traiter le problème, de leur donner les moyens d’agir, et de s’interdire de faire entrer au forceps de nouveaux problèmes dans une organisation qui n’est pas taillée pour eux. Il est important de rappeler que :

    • les données ne doivent être conservées que pour une durée très limitée ;
    • les salariés doivent être informés de la collecte de leurs données et de ses finalités (article 13 du RGPD) ;
    • le traitement doit être indiqué dans le registre de l’employeur.
  • Le top 5 Examin – Les newsletters à suivre d’urgence

    Newsletters à suivre

    Cette semaine, l’équipe Examin vous propose un TOP 5 EXAMIN des meilleures newsletters compliance et numérique à suivre d’urgence pour être au courant des derniers potins de la conformité et de la tech, française et internationale.

    Compliances

    Compliances est un média tech et business de l’éthique des affaires et de la conformité qui vous envoie chaque semaine une newsletter croustillante avec son chiffre de la semaine, des actus brûlantes, mais aussi les dernières offres d’emploi et l’agenda détaillé des événements compliance. C’est le coup de cœur Examin ! Lien : compliances.fr

    Bip Bip! News

    Bip Bip! News est LA newsletter spécialisée en droit des affaires. Elle scanne les médias pour vous et vous présente les points forts de la semaine. Envoyée tous les vendredis à 17h00 ; petit conseil Examin : ouvrez-la le lundi matin pour bien commencer la semaine. Lien : bipbipnews.com

    CaféTech

    CaféTech est un média indépendant sur l’actualité des nouvelles technologies, lancé par un ancien correspondant du Monde à San Francisco. Chaque matin à 7h30 pile, un récap’ des dernières infos tech essentielles. Lien : cafetech.fr

    Droit & Technologies

    Le site Droit & Technologie, sous l’égide du cabinet franco-belge Ulys spécialisé dans le droit de la création et de l’innovation, vous envoie ses dernières parutions et actualités. On adore leurs articles pointus qui traitent un sujet dans son ensemble. Lien : droit-technologie.org

    Concurrences

    Concurrences est un éditeur juridique spécialisé en droit de la concurrence et de la régulation. Chaque semaine, sa newsletter E-Competitions vous envoie ses meilleures publications du moment. Véritable puits de science, Examin vous la recommande chaudement. Lien : concurrences.com

    Super bonus : la newsletter Examin !

    Chaque mois, l’équipe Examin vous concocte une newsletter aux petits oignons : une sélection des meilleurs articles du mois, toujours avec la compliance en fil conducteur. Belle, drôle et intéressante : c’est évidemment LA newsletter à suivre !

  • Les bonnes pratiques d’Examin : le cas des cookies

    Cookies et consentement

    Aujourd’hui, le mot d’ordre de la CNIL est clair : refuser les cookies doit être aussi simple que de les accepter.

    Quelle règle du consentement adopter ?

    Le consentement demandé par la CNIL peut se traduire par un « acte positif clair ». Cela suppose que la simple poursuite de la navigation sur un site internet ne peut être considérée comme une acceptation du dépôt des cookies de la part de l’internaute.

    Qu’est-ce qu’un acte positif clair ?

    Cet acte positif clair peut être matérialisé par un bouton « J’accepte » ; dans l’hypothèse où l’utilisateur ne clique pas dessus, aucun cookie non essentiel au fonctionnement du service ne doit être déposé sur son appareil. De même, pour matérialiser le refus, un bouton « Je refuse » semble approprié. La bonne pratique consiste donc à proposer deux boutons identiques « Tout accepter » et « Tout refuser ». À noter :

    • le simple bouton « paramétrer » en complément du bouton « Tout accepter » n’est pas suffisant, puisqu’il dissuaderait en pratique les utilisateurs de refuser le dépôt de cookies ;
    • la possibilité pour l’utilisateur de fermer le bandeau cookies sans avoir cliqué sur « J’accepte » ou « Je refuse » doit être interprétée comme un refus.

    Permettre aux internautes de retirer leur consentement

    Les internautes doivent pouvoir retirer facilement leur consentement, à tout moment. Il doit donc leur être aisé de retrouver la bannière cookies du site afin de retirer en toute simplicité leur consentement.

    Quelle information délivrer, et quand ?

    Il convient d’informer les utilisateurs des finalités de chaque cookie déposé, des conséquences du refus et/ou de l’acceptation, et de l’identité des acteurs qui déposent ces cookies. Cette information doit être délivrée en amont de l’acceptation ou du refus, directement depuis l’interface de recueil du consentement.

    Comment rapporter la preuve du consentement ?

    La preuve du recueil valable du consentement doit pouvoir être fournie à tout moment par les organismes déposant les cookies. La politique de confidentialité applicable aux cookies fournit une information plus détaillée, mais ne dispense jamais des règles posées par la CNIL en matière de recueil du consentement.

    Nul doute que la CNIL n’hésitera pas à sanctionner le non-respect de cette règle, au vu des mises en demeure adressées le 18 mai 2021 à une vingtaine d’organismes qui ne permettaient pas de refuser les cookies aussi facilement que de les accepter.

  • Lancement d’une formule « Expérimentation »

    Sommet de montagne

    Nous sortons de deux jours d’intenses échanges lors du dernier Salon des Transformations du Droit. Nous avons pu échanger avec des entreprises de toute taille, des cabinets d’avocats, d’autres legaltechs, etc.

    Ce qui nous a marqués, c’est le développement des services autour du droit — qu’ils soient issus des métiers du coaching ou du legal design — ainsi que la diversité de vos méthodes de travail et de vos organisations. Même si nous tentons de nous adapter à chacun, il peut y avoir des cas où notre solution peut sembler peu utile.

    Pour permettre à nos clients d’expérimenter en grandeur nature notre solution, nous proposons dorénavant une formule « Expérimentation ». Elle permet de définir un périmètre réduit et de vérifier si la solution vous est vraiment utile, de mesurer l’impact sur votre fonctionnement, de définir ensemble une stratégie de mise en conformité, puis, le cas échéant, d’augmenter ce périmètre en fonction de vos souhaits et de vos avancées.

    Avec une durée d’engagement réduite à quelques mois, un accompagnement sur les premières utilisations et un tarif adapté. Et si vous ne souhaitez pas poursuivre, toutes les données saisies ou générées sur notre plateforme vous sont remises dans un format exploitable. De quoi lever les dernières interrogations sur le passage à une conformité numérique.

    Article rédigé par Frédéric Duflot, CEO d’Examin.

  • Examin avance sur sa roadmap 2022

    Feuille de route

    Le mois dernier, nous vous avons demandé de répondre à un questionnaire pour en savoir plus sur vos besoins de conformité. Plus de 43 personnes nous ont répondu — un grand merci à elles ! Nous sommes toujours en phase d’analyse des réponses, déjà riches d’enseignements. On notera ainsi que :

    • les évaluateurs et leurs clients ne recherchent pas le même type de fonctionnalités (et c’est normal), mais ne sont pas tout à fait alignés sur les besoins finaux des clients (c’est plus problématique) ;
    • les actions de mise en conformité sont majoritairement réalisées par besoin de protection et de réassurance interne, et non vis-à-vis de sollicitations externes (clients ou investisseurs) ;
    • il y a une forte concentration des besoins sur la cybersécurité, les données personnelles et, dans une moindre mesure, la qualité ;
    • si l’avocat ou le spécialiste métier sont plébiscités pour l’aide à la mise en conformité, personne ne pense à l’expert-comptable comme interlocuteur potentiel.

    Les brèves de la protection des données et cybersécurité

    #Cybersécurité — Le Campus Cyber inauguré ! Le Campus Cyber a été inauguré le 15 février dernier en présence du ministre de l’Économie. Ses promoteurs souhaitent en faire un lieu-totem de la cybersécurité française et envisagent de réunir, à terme, plus de 1 600 spécialistes issus des secteurs public et privé.

    #Protection des données — Le CEPD publie ses lignes directrices sur la notification des violations. Le collectif des « CNIL » des différents États membres poursuit son œuvre de doctrine : les lignes directrices indiquent les mesures de remédiation adéquates et comment réagir face aux cas les plus fréquents (rançongiciel, exfiltration de données, perte de support informatique, etc.).

    Zoom sur notre roadmap

    Avec 43 répondants, nous avons largement de quoi réfléchir et vous proposer le mois prochain une feuille de route précise. En attendant, ce mois-ci nous avons opéré une migration importante et mis à jour de nombreux composants liés aux différents types de compte :

    • vous pourrez désormais choisir entre une évaluation simple et une évaluation personnalisée : lors de la création d’un programme de conformité, l’interface vous demandera de définir le périmètre de votre évaluation par rapport aux différentes cibles proposées dans chaque référentiel (organisation, tiers, système d’information, établissement, etc.) ;
    • vous pourrez inviter des affiliés à votre compte et assurer ainsi la conformité de vos filiales, franchisés ou adhérents ;
    • la plupart des documents (rapports d’évaluation, fiches de traitement) sont désormais disponibles et éditables en version Word.

    Le point de vue Examin : les risques de Google Analytics soulevés par la CNIL

    La CNIL a mis en demeure, le 10 février 2022, un gestionnaire de sites internet, lui laissant un mois pour cesser d’utiliser Google Analytics dans les conditions alors en vigueur, sous peine d’une amende pouvant aller jusqu’à 4 % de son chiffre d’affaires annuel mondial.

    Google Analytics attribue un identifiant unique à chaque visiteur pour mesurer la fréquentation des sites. Selon la CNIL, cet identifiant et les données associées constituent des données à caractère personnel transférées par Google aux États-Unis. Saisie par l’association NOYB (présidée par Maximilian Schrems), la CNIL a estimé que ces transferts pouvaient exposer les utilisateurs européens à des programmes de surveillance américains et n’étaient « pas suffisamment encadrés ».

    Pour arriver à ces conclusions, la CNIL s’appuie sur l’arrêt « Schrems II » de juillet 2020, qui a invalidé le Privacy Shield. Depuis, les transferts vers les États-Unis doivent s’appuyer sur des clauses contractuelles types ; or la CNIL considère que celles conclues entre Google et les gestionnaires de sites n’apportent pas, en pratique, une protection effective et équivalente au RGPD. Elle rappelle que le Cloud Act (2018) autorise l’accès du gouvernement américain aux données hébergées par des sociétés américaines, quel que soit le lieu des serveurs, sur simple demande et sans information ni consentement des personnes concernées.

    Comment faire ?

    Plusieurs pistes existent : une (peu probable) évolution de la législation américaine, l’anonymisation effective des adresses IP sur le territoire de l’Union européenne avant tout transfert, ou le recours à des solutions de mesure d’audience européennes — dont certaines sont exonérées de recueil du consentement et disponibles en open source, avec hébergement maîtrisé. Au-delà du cas Google Analytics, cette décision révèle surtout notre difficulté à nous tourner vers des solutions indépendantes des leaders du marché, alors que, dans l’immense majorité des cas, seules les fonctionnalités les plus basiques sont réellement utilisées.

  • Examin se prépare pour les salons du printemps 2022

    Salon FIC 2022

    Comme au mois de septembre dernier, Examin sera présente au FIC en juin prochain. Le FIC 2021 a été l’occasion de présenter la v1 de notre plateforme ; la version 2022 nous permettra de vous révéler la version 2, qui prend en compte nos retours d’expérience et vos commentaires des derniers mois.

    Nous aurons par ailleurs la chance de participer au SPRING 50 Paris-Saclay, le 12 mai à l’École Polytechnique, et au salon VivaTech sur le stand du Village by CA, du 15 au 18 juin. Les salons sont toujours aussi importants pour nous, nouvel acteur de la conformité numérique : ils nous permettent de nous faire connaître, de présenter notre approche et de recueillir les besoins des acteurs du marché. Profitons de ces occasions pour nous rencontrer et échanger sur vos pratiques de conformité !

    Frédéric Duflot, CEO d’Examin.

    Les brèves de la protection des données et cybersécurité

    #Cybersécurité — Le Campus Cyber publie un livre blanc sur l’évolution de la cybersécurité. Un peu plus d’un mois après son inauguration, le Campus Cyber présentait son premier livre blanc, Horizon Cyber 2030, pour anticiper les évolutions de la cybersécurité sur cinq à dix ans : société ultra-connectée, interopérabilité, accélération des échanges de données, avec à la clé des évolutions sociétales profondes (vote en ligne, métavers) — autant de bénéfices que d’opportunités pour les attaquants.

    #Protection des données — Accord de principe pour un nouveau Privacy Shield UE / États-Unis. Après près de deux ans d’insécurité juridique, Joe Biden et Ursula von der Leyen ont annoncé un texte censé « faciliter les flux de données entre l’UE et les États-Unis tout en préservant la vie privée et les libertés civiles ». L’ONG NOYB et Max Schrems restent prudents, faute d’évolution des lois américaines sur la surveillance, et promettent de contester l’accord si le texte final ne protège pas suffisamment les Européens.

    La Belgique lance un « registre RGPD global ». Le portail mydata.belgium.be compile l’ensemble des pratiques liées aux données personnelles des administrations, alimenté par 839 institutions publiques fédérales. Il ne contient pas de données personnelles, mais des informations sur leur nature, leur responsable de traitement et les tiers impliqués.

    Zoom sur notre roadmap

    Ce mois-ci voit apparaître un tout nouveau centre de notifications dans votre tableau de bord, ainsi qu’un rôle plus limité pour les évaluateurs avec la possibilité de leur attribuer des clients. Conformément aux souhaits exprimés dans le dernier questionnaire, les prochains mois seront consacrés à l’amélioration du dispositif d’évaluation : journalisation au niveau du point de contrôle, ajout de constats d’audit « à la volée », et liaison des non-conformités à un dispositif léger de gestion des risques. Côté référentiel, la norme ISO/IEC 27701 est en bêta-test et sera proposée à la prochaine migration.

    Le point de vue Examin : Google Analytics (suite)

    Après l’annonce des irrégularités relevées par les autorités européennes de protection des données, Google recommande son outil le plus récent, « Google Analytics 4 », censé donner « la priorité à la vie privée des utilisateurs ». Cette solution, qui a remplacé « Universal Analytics » en 2023, pourrait changer le paradigme des transferts hors UE puisque les adresses IP ne seraient plus conservées par Google — mais son efficacité reste à confirmer auprès des autorités. D’autres outils existent sur le marché européen, comme le logiciel open source Matomo Analytics, considéré par la CNIL comme compatible avec la réglementation : le recours à des alternatives demeure une bonne pratique pour minimiser les risques sans renoncer à l’analyse d’audience.

    Reste enfin la question du règlement ePrivacy : proposé en 2017 pour remplacer la directive 2002/58/CE sur la confidentialité des communications électroniques, le projet a longtemps été bloqué. S’il était adopté, il étendrait la protection de la vie privée aux nouveaux moyens de communication (VoIP, messagerie instantanée, webmail) et encadrerait le consentement, notamment pour les cookies via un paramétrage des navigateurs.

  • Faut-il simplifier la conformité ?

    Simplifier la conformité

    On serait tenté de dire qu’il faut absolument simplifier et permettre à tous les utilisateurs de s’impliquer dans la conformité de leur organisme. Mais dans ce cas, comment combiner cet impératif de simplification et d’accessibilité avec le souci de s’adapter aux pratiques très diverses de nos utilisateurs ?

    L’audit et la conformité sont des matières complexes, et il me suffit de regarder notre backlog produit (la liste des fonctionnalités en attente et des besoins exprimés par nos clients et prospects) pour me convaincre qu’il n’y a pas qu’une seule manière de faire de la conformité. Certains veulent une solution rapide à mettre en place, d’autres une solution paramétrable dans les moindres détails, d’autres encore une solution qui communique avec les outils qu’ils possèdent déjà, etc.

    Mais revenons à la simplification ; pour Examin, en tant qu’éditeur de logiciel, il y a deux types de simplification :

    1. la première, qui vise à ne prévoir qu’un nombre très limité de cas d’usage, restreint aux cas majoritaires (ce qui aboutit à contraindre l’utilisateur) ;
    2. la seconde, qui vise à internaliser la complexité pour donner une apparence de simplicité et d’accessibilité (ce qui aboutit à contraindre l’éditeur).

    Au sein d’Examin, nous avons privilégié la seconde solution. C’est-à-dire que, pour chaque besoin, nous allons successivement :

    • référencer tous les cas d’usage possibles ;
    • regrouper les cas les plus similaires ;
    • proposer des fonctionnalités et des designs faciles d’accès ;
    • tester, re-tester, re-re-tester, etc.

    En résumé : pour répondre à un besoin, sur notre outil, il y a régulièrement une arborescence de scénarios et de fonctionnalités servant les différents utilisateurs en fonction de leur profil (évaluateur, entreprise, administration) et de leur pratique. De ce fait, à l’instar des vases communicants, si l’on simplifie d’un côté, cela passe toujours par une phase de complexification de l’autre — phase que nous espérons vous rendre la plus invisible possible.