La CNIL publie une position sur les deepfakes et le signalement des contenus illicites

La CNIL a publié le 3 février 2026 une position sur les deepfakes (ou hypertrucages), afin d’aider chacun à se protéger et à signaler les contenus illicites. Le terme vient de la contraction de deux mots anglais : deep learning (« apprentissage profond ») et fake (« faux »). Un deepfake peut être un contenu audio, photo ou vidéo créé ou modifié par IA pour imiter une voix, un visage ou un mouvement avec un réalisme impressionnant.

Les conséquences possibles sont nombreuses :

  • atteinte à la vie privée et usurpation d’identité, pouvant gravement porter atteinte à la réputation ;
  • cyberharcèlement : humiliation, menaces ou chantage, particulièrement préjudiciables lorsqu’il s’agit de mineurs ;
  • fraudes et escroqueries : ouverture de faux comptes, arnaques visant proches ou collaborateurs ;
  • désinformation et manipulation de l’opinion ;
  • génération de contenus haineux ou pédopornographiques.

La CNIL délivre plusieurs conseils pour se protéger : limiter la diffusion incontrôlée de son image et de ses données, privilégier des messageries privées sécurisées, et utiliser des photos de profil de profil ou de loin pour limiter les risques. Pour identifier un deepfake, elle invite à analyser les contenus (image pixélisée ou floue, mouvements des yeux non naturels, bouche déformée ou mal synchronisée, lumière et ombres anormales) et à vérifier la source.

En cas de problème, la CNIL recommande d’utiliser les outils de signalement des plateformes officielles (cyberharcèlement, contenus illicites, arnaques) et, en cas de délit ou d’atteinte à la réputation, de conserver les preuves (captures d’écran) et de porter plainte.

Source : CNIL — Hypertrucage (deepfake).